Gros plan d'un loir perché sur une poutre en bois dans un grenier la nuit, éclairé par une lueur lunaire bleutée et un léger éclairage volumétrique, pelage fin et détaillé, particules de poussière visibles, ambiance sombre et chaleureuse.

Loir ou lérot dans les combles : comment les identifier et agir

Vous entendez des grattements au-dessus des plafonds, des petits pas rapides dans le grenier, surtout la nuit. En levant les yeux dans les combles, vous découvrez quelques crottes sombres près de l’isolation. Un rongeur s’est installé. Reste à savoir lequel.

Dans la grande majorité des maisons, il s’agit d’un loir gris, d’un lérot, parfois d’un muscardin ou d’une souris. L’identification entre loir et lérot permet ensuite de choisir les bons gestes, surtout si l’on souhaite privilégier un piégeage éthique et des méthodes d’éloignement non violentes. L’objectif est de protéger votre maison, sans dramatiser, tout en restant dans le cadre légal.

En bref : agir efficacement face au loir ou lérot dans les combles

Si vous suspectez la présence d’un loir ou lérot, commencez par observer les bruits et rechercher des déjections près des nids. La morphologie (queue touffue pour le loir, masque noir pour le lérot) et la taille des crottes aident à l’identification. Privilégiez des solutions non létales : pièges vivants, colmatage ciblé des points d’entrée et répulsifs naturels en complément. Vérifiez l’état de l’isolation et remplacez les zones fortement souillées. Respectez la réglementation locale : le lérot peut être protégé, ce qui rend la relocalisation préférable à la destruction. Enfin, si les combles sont difficiles d’accès ou si les dégâts sont importants, faites appel à un professionnel pour un diagnostic et une exclusion durable.

Comment différencier loir et lérot dans les combles

Un point clé, la silhouette générale. Viennent ensuite la couleur du pelage et la queue. Pour l’œil non averti, loir gris et lérot se ressemblent, pourtant des détails physiques permettent de trancher assez vite. Dans les faits, observer au calme, avec une lampe torche, donne souvent les premiers indices fiables.

Morphologie, pelage, queue touffue et masque noir

Le loir gris est trapu, avec un corps de 13 à 18 cm et surtout une queue touffue presque aussi longue que le corps. Son pelage est gris sur le dos, plus clair sur le ventre, avec de grands yeux sombres mais sans marque très contrastée autour.

Le lérot, ou Eliomys quercinus, paraît plus fin. Sa fourrure est brun-gris sur le dos, blanche sur le ventre. On le reconnaît surtout à son masque noir autour des yeux, bien net, qui s’étend parfois jusqu’aux oreilles. Sa queue est moins régulière, souvent bicolore, avec un petit pinceau plus discret au bout.

À noter, certains individus présentent une queue abîmée. Un phénomène d’autotomie (perte partielle de la queue) peut surprendre et compliquer la reconnaissance si l’extrémité touffue manque.

Un détail qui aide également consiste à comparer vos observations avec des descriptions fiables issues de terrain. Des sites tenus par des spécialistes des rongeurs décrivent par exemple très précisément la silhouette du loir, du lérot ou de la souris, ce qui permet de confirmer vos impressions avant d’envisager un piégeage éthique ou un colmatage ciblé des accès.

Loir gris, lérot, muscardin, qui est qui

Le muscardin passe plus inaperçu dans les combles. Petit, roux orangé, avec une queue fine et poilue, il vit plutôt dans les haies et les fourrés, mais peut occasionnellement explorer un grenier calme.

Sur le terrain, je rencontre surtout deux cas dans les maisons. Le loir gris installe parfois plusieurs nids dans les combles, et le lérot est plus discret mais très agile, capable de se faufiler par de très petits passages. Reconnaître si vous avez affaire à un loir ou à un lérot dans vos combles vous aidera ensuite à choisir les solutions les plus adaptées, notamment si l’espèce est protégée localement.

Signes de présence dans le grenier, crottes, bruits nocturnes et nids

Un point clé, les bruits nocturnes. Viennent ensuite les excréments et les matériaux déplacés. Pour l’identification entre loir et lérot, ces indices valent presque autant qu’une observation directe, surtout lorsque les combles sont difficiles d’accès.

Crottes de loir et déjections de lérot, apprendre à les reconnaître

C’est surtout aux crottes de loir et aux crottes de rongeurs voisines que l’on reconnaît l’occupant. Dans les combles, les déjections de ces petits rongeurs ont en général une forme cylindrique, de 10 à 15 mm, avec des extrémités plutôt pointues ou parfois légèrement arrondies.

Les crottes de loir apparaissent souvent regroupées près des nids dans les combles ou le long des chemins de passage. Leur taille est un peu plus importante que celles d’une souris domestique. Les déjections de lérot sont proches, mais parfois plus fines, réparties sur les poutres et rebords.

Les crottes caractéristiques très nombreuses, mélangées à des restes de graines ou noyaux, peuvent indiquer la présence d’un nid de lérot, bien caché dans la laine de verre ou dans un recoin isolant.

Bruits nocturnes et comportements dans les combles inaccessibles

Dans les combles inaccessibles, les sons deviennent votre meilleure source d’information. Un loir gris produit des bruits de course assez lourds, avec des sauts et parfois des chocs d’objets légers déplacés. Un lérot qui gratte la nuit se fait entendre par des grattements plus localisés, des déplacements rapides, parfois des petits cris.

Les signes de présence combinent, en général, trois éléments.

  • Déjections visibles autour des poutres ou sur l’isolant.
  • Bruits nocturnes répétés au même endroit.
  • Traces de nids dans les combles, avec morceaux d’isolant, feuilles, papiers.

D’après mon expérience, une observation au crépuscule depuis l’extérieur permet parfois d’apercevoir un animal passer par un trou d’aération, ce qui confirme la nature du rongeur.

Main gantée en gants de protection inspectant des crottes de rongeurs sur l'isolant d'un grenier, fibres d'isolant visibles, poutres en bois usées, lumière chaude filtrant en volume, plan rapproché, style documentaire

Quels risques pour votre maison, isolation, gaines et salubrité

Viennent ensuite les dégâts sur l’isolation, souvent sous-estimés. Un loir installé dans le grenier peut creuser de véritables galeries dans la laine de verre. L’isolant détérioré perd rapidement son efficacité thermique et phonique.

Le lérot, plus léger, abîme aussi les matériaux. Il peut grignoter les gaines électriques et les câbles, ce qui augmente le risque de court-circuit. Côté salubrité, les déjections et l’urine imprègnent les surfaces, dégagent des odeurs et attirent d’autres insectes. Les signes de présence répétés, surtout sur plusieurs semaines, justifient une action structurée.

Méthodes d’éloignement et piégeage éthique

En pratique, mieux vaut combiner méthodes d’éloignement, piégeage éthique et prévention. L’idée est d’inciter l’animal à quitter les lieux, puis de l’empêcher de revenir, plutôt que de multiplier les captures.

Pièges vivants, tapette et autres pièges mortels, que choisir

Pour un piégeage éthique, les pièges vivants restent la meilleure option. On les place sur les trajets identifiés, avec un appât adapté à l’alimentation du lérot ou du loir, par exemple graines, baies, fruits, voire quelques insectes séchés. Le rongeur est ensuite relâché en milieu naturel, à bonne distance de la maison.

Les tapettes et autres pièges mortels posent plusieurs problèmes. En cas d’espèce protégée, comme cela peut être le cas pour le lérot selon les départements, leur usage vous met en infraction. Ces dispositifs exposent aussi les animaux domestiques et ne ciblent pas toujours la bonne espèce. Une entreprise de dératisation sérieuse, comme ACTPEST, privilégiera d’ailleurs ce type d’approche raisonnée.

Répulsifs naturels, ultrasons, boules de naphtaline

Côté méthodes d’éloignement, plusieurs pistes existent.

  • Les répulsifs naturels à base de menthe, romarin, sauge, disposés en sachets ou en huiles sur support absorbant.
  • Les appareils à ultrasons, dont l’efficacité varie, plutôt utiles en complément.
  • Les boules de naphtaline, à manier avec prudence, car toxiques et peu compatibles avec une habitation occupée.

Dit simplement, ces solutions ne fonctionnent vraiment que si elles accompagnent un travail sur les points d’entrée et la réduction des sources de nourriture. Un loir installé dans les combles ne partira pas si le grenier reste parfaitement accueillant.

Dans cette logique, il peut être utile de comparer vos propres actions avec des démarches plus structurées décrites dans des ressources dédiées aux solutions de prévention. Ces contenus détaillent souvent la combinaison la plus efficace entre inspection des accès, traitements ciblés et suivi dans le temps, ce qui aide à bâtir une stratégie cohérente sans tomber dans la surenchère chimique.

Nettoyage, désinfection et sécurité après le passage des rongeurs

Une fois les animaux éloignés, vient la phase de remise en état. Elle doit rester prudente. Le port de gants, d’un masque et de lunettes limite le contact avec les crottes de rongeurs et les poussières d’isolant. Il convient d’aérer largement, de retirer les matériaux trop souillés et de nettoyer les surfaces avec un produit désinfectant adapté.

Pour les isolants très dégradés, un remplacement partiel s’impose. Binette & Jardin rappelle d’ailleurs que des isolants contaminés conservent longtemps les odeurs, ce qui peut attirer à nouveau des rongeurs en quête d’abri.

Exclusion et prévention, colmater les points d’entrée et surveiller

Un point clé, l’examen de l’enveloppe du bâtiment. C’est le moment d’identifier les points d’entrée possibles, même de 10 mm seulement. Dans les faits, un lérot se glisse dans des interstices minuscules.

Les principales actions de colmatage se concentrent sur quelques zones.

  • Tuiles déplacées, rives mal jointées.
  • Aérations de combles, entourées de grillage trop large.
  • Passages de câbles et tuyaux, non rebouchés.

Le colmatage se fait avec grillages métalliques, mastics, mousses expansives protégées par un matériau dur. Un contrôle annuel du grenier, un rangement limitant les caches et l’absence d’aliments accessibles réduisent fortement la probabilité de nids de lérot ou de loir gris à l’avenir.

Réglementation, espèces protégées et recours à un professionnel

Dit simplement, vous ne pouvez pas tout faire. Le lérot, Eliomys quercinus, bénéficie d’un statut d’espèce protégée dans plusieurs pays européens et certaines zones françaises. Le muscardin est lui aussi souvent protégé. Cela plaide clairement pour le piégeage éthique et la relocalisation, plutôt que pour une intervention de dératisation agressive.

L’appel à un professionnel se justifie lorsque les combles sont très encombrés, lorsque les combles inaccessibles empêchent tout diagnostic visuel, ou encore si les dégâts deviennent importants. Une entreprise dératisation / anti-nuisible expérimentée saura vérifier l’espèce concernée, adapter la stratégie, puis vous conseiller sur l’exclusion et la prévention à long terme.

FAQ

Comment savoir si le rongeur dans mes combles est un loir ou un lérot ?

L’observation de la tête reste décisive. Un large masque noir autour des yeux oriente clairement vers le lérot, alors que le loir gris présente un visage plus uniforme. La taille des crottes, leur regroupement et le type de nid complètent cette identification entre loir et lérot.

Les crottes dans mon grenier sont dangereuses pour la santé ?

Les déjections de ces rongeurs peuvent contenir des bactéries et des parasites. Le risque devient surtout problématique dans des volumes mal ventilés. Mieux vaut donc manipuler les matériaux souillés avec protection et aérer longuement avant d’occuper des pièces situées en dessous.

Peut-on utiliser librement des tapettes dans les combles ?

Rien n’interdit la tapette en tant que telle, mais si vous tuez un animal protégé comme un lérot, vous vous exposez à des sanctions. De plus, ces pièges mortels restent peu sélectifs et peuvent blesser d’autres animaux. Le recours à des dispositifs non létaux demeure préférable.

Les ultrasons suffisent-ils pour chasser un lérot installé ?

Les appareils à ultrasons perturbent parfois un rongeur de passage. En revanche, un individu bien installé dans un nid isolant s’y habitue vite. Ces dispositifs ne remplacent donc ni le colmatage des accès, ni une vraie stratégie de piégeage éthique et de prévention.

Faut-il toujours faire appel à une entreprise anti-nuisible ?

Pour un individu isolé, vous pouvez tenter vous-même pièges vivants, répulsifs naturels et colmatage des points d’entrée. Si le bruit se répète chaque nuit, que des dégâts sur l’isolation apparaissent ou que les combles restent difficiles d’accès, l’appui d’une entreprise anti-nuisible expérimentée devient plus raisonnable.